Je suis venu vous dire que je m’en vais. Oh ! Vos larmes n’y changeront rien. Je me souviens de jours passés… je suffoque, je blêmis alors que l’heure approche des adieux à jamais. Oui, je suis au regret, à mon propre regret, de vous dire que je m’en vais. Oui, je l’aimais mon blog… oui, mais je viens vous dire que je m’en vais… qu’il s’arrête. Vos sanglots n’y pourront rien changés… si sanglots il y a…


Oui je sais… y a comme une (forte) inspiration Gainsbourienne là-dedans… Gainsbourg et ses clopes qui se consument… Scorpius Street se consume aussi. Un blog personnel, une sorte de carnet de vie personnel… partagé avec vous. Un investissement personnel, un peu financier aussi… tout ça pourquoi… pour qui… pour rien… « Pourquoi je vis, pourquoi je meurs… pourquoi je ris, pourquoi je pleure », chantait Balavoine. Ce sont les questions que pourraient se poser mon blog s’il était un être vivant. Le partage qui n’a qu’un sens, des articles qui restent dans l’ombre… « A quoi bon » chantait Ali Baba dans la comédie musicale « Les 1001 vies d’Ali Baba ». A quoi bon, en effet, continuer ce blog… A quoi bon…

Alain Barrière disait à Noelle Cordier (oui je sais, ça rajeunit pas), « Tu t’en vas« . Ben oui, je m’en vais… enfin le blog s’en va. Tout à une fin, et sa fin est arrivée… Comme une crémation où il ne reste aucune trace, Scorpius Street va disparaître là où il est à peine apparu. Bien évidemment, je vais récupérer certains articles, mais la plupart ne seront plus que souvenirs dans ma tête.

Je suis venu vous dire que Scorpius Street s’en va. Vos larmes n’y pourront rien changer… en même temps y aura-t-il une seule larme ? Un commentaire sur un réseau social ? Je gage que non et je n’en suis pas vexé, croyez-moi… y a plus important dans la vie. Scorpius Street ne survivra pas plus de deux mois. Comme un cancer incurable, il connait la date de sa fin de vie. Il faudrait un miracle facebookien pour le maintenir en vie… mais bon… une fois disparu, il ne ressuscitera pas, quoiqu’il en soit, d’autant que je ne suis pas croyant pour un sou… alors la ressuscitation…

Cette « fin de vie » méritait bien un petit article, parce que Scorpius Street, c’est quand même un pan de ma vie et prendre la décision de l’arrêter, ce n’est pas évident. Pour terminer, avec quelqu’un qui a la même coupe de cheveux que moi :

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