Interview de Ron Hirsch : rouler dans la région de San Francisco / Ron Hirsch interview : biking in San Francisco Area

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Scorpius Street vous propose une autre interview de Ron Hirsch, mais cette fois-ci sur lui et le vélo dans la région de San Francisco. Ron Hirsch est un cycliste de San Francisco dont j’ai fait la connaissance sur Facebook. Cet interview va donc nous en apprendre un peu plus sur lui et surtout sur la pratique du vélo dans la région de San Francisco.

Scorpius Street : Tout d’abord, peux-tu te présenter ? Qui es tu, où vis tu à San Francisco, que fais tu dans la vie , sur quel vélo roules tu ?

Ron Hirsch : Je vis à San Francisco, à environ quatre pâtés de maisons de l’Océan Pacifique dans le quartier de Richmond District qui est principalement résidentiel. Je suis proche du Golden Gate Park  d’Ocean Beach et de Cliff House. Quand je ne fais pas de vélo,  je peux marcher sur les sentiers des falaises qui offrent des vues sur la Golden Gate (la voie navigable reliant l’Océan Pacifique à la baie de San Francisco. C’est une bel endroit.

Je suis à seulement 5 km du Golden Gate Bridge, ce qui est excellent pour mes sorties vélo. Je fais du vélo de route, sur un Specialized Secteur Elite. C’est juste un vélo avec un cadre en aluminium et une fourche en une fibre de carbone, un modèle de moyenne gamme. Ca me suffit. Je fais du vélo de route depuis maintenant deux ans. Je suis âgé de 52 ans et « Bikey Junior. » (surnom de son vélo) aura deux ans en Décembre.

Je vis seul et ma mère de 85 ans vit à San Francisco. J’ai pris ma retraite  au printemps de 2012. J’étais un programmeur chez Charles Schwab  depuis plus de vingt ans. J’ai maintenant deux emplois : prendre soin de maman et le vélo.

Je fais du vélo trois ou quatre fois par semaine en moyenne, sur des parcours de 65 à 130 km. Je suis très social et aime faire du vélo avec des amis. J’avais l’habitude de faire du vélo seul environ deux fois par semaine, mais maintenant que j’ai rencontré beaucoup de gens, j’ai presque toujours un ami ou un petit groupe de copains pour rouler avec moi, même en semaine. Le week-end, je roule habituellement avec des groupes organisés.

Je suis un membre du club de vélo Different Spokes dont je suis le trésorier. Le Different Spokes est un club vieux de 31 ans pour les cyclistes gays et leurs amis. Je suis également très actif avec l’AIDS LifeCycle (voir article sur l’AIDS LifeCycle). L’AIDS LifeCycle fais plusieurs sorties d’entraînement chaque jour du week-end. Je sers de chef de file lors d’entrainements et roule avec l’AIDS LifeCycle au moins chaque semaine.

Scorpius Street : Les rues de San Francisco et les vélos … Est-ce compatible ?

Ron Hirsch : Lorsque j’ai redécouvert le vélo à l’âge adulte, j’avais 49 ans et je travaillais dans le quartier financier, proche de la baiedu côté Est de San Francisco. Ma compagnie m’a offert un VTT comme cadeau pour 20 ans de service. J’ai ainsi commencé le vélo pour me rendre au travail. Il y avait beaucoup à apprendre. Roulez à vélo en ville est une chose très intense. Les rues de San Francisco peuvent être très encombrées, pas comme à Paris mais tout de même chargées. Nous avons beaucoup d’intersections « folles », où les rues passent de sens unique à deux sens, où trois rues se rejoignent pour former des mini étoiles. Le trajet semblait quelque peu dangereux, mais je l’aimais quand même. Mon trajet était de 13 km et me prenais 45 à 60 minutes. Quand j’arrivais au travail je me sentais bien réveillé, heureux  et stimulé.

Nous avons aussi beaucoup de collines à San Francisco. En étudiant les cartes de vélo et avec l’expérience, j’ai repéré les routes qui évitaient les collines les plus considérables. Tout le monde doit monter quelques collines à San Francisco et plus je roulais, plus cela devenait facile.

Scorpius Street : Est-ce que la ville fais des choses pour les cyclistes comme des zones réservées ou des pistes cyclables ?

Ron Hirsch : San Francisco a créé beaucoup d’infrastructures pour les cyclistes. Il y a des pistes cyclables sur  plusieurs routes, principalement sur les plus fréquentées. Sur la chaussée de beaucoup d’autres routes est marquée la mention « sharrows ». « Sharrow » est le terme dérivé de «partager» (share) et «flêche» (arrow) . Cette mention alerte les conducteurs que les vélos sont autorisés sur la route et peuvent donc être présents. Elle informe les cyclistes que la route est reconnue par la ville, et elle désigne sur quelle voie un cycliste doit rouler,  en dehors de la zone où les portières qui s’ouvrent, peuvent être dangereuses pour les cyclistes.

Il ya très peu de pistes cyclables protégées. La San Francisco Bicycle Coalition se bat pour plus de pistes cyclablesprotégées.

Scorpius Street : Est-il facile de sortir de San Francisco, par le Sud, ou par le Nord et l’Est par les deux célèbres ponts ?

Ron Hirsch : Faire du vélo en dehors de San Francisco est très différent. Je fais du vélo presque exclusivement dans le Marin County, au Nord de San Francisco. Je passe à vélo sur le Golden Gate Bridge pour me rendre dans cette région. Marin County propose beaucoup d’endroits encore vierges grâce à des directives strictes de zonage et un fort esprit de préservation des beautés naturelles pour le public, pour l’éternité. Il y a des chaînes de montagnes, des zones agricoles, des baies, des lagunes et des petites villes. C’est un superbe endroit, idéal pour rouler à vélo. Je vois souvent des dindes sauvages et des cerfs, ainsi qu’une variété d’oiseaux qui nichent dans les zones marécageuses – des marais d’eau salée.

La région de la Est de la baie est accessible en voiture par le San Francisco Oakland Bay Bridge, mais pas en vélo. Le pont est en deux parties qui se rejoignent sur Treasure Island, une petite ile sur la Baie. La partie Est, côté Oakland, est un pont entièrement redessiné et construit selon les normes de sécurité antisismiques modernes. La nouvelle travée a une belle piste cyclable et pédestre entièrement séparée de la circulation automobile. Mais la partie Ouest (côté San Francisco), a été rénovée pour la sécurité antisismique, et aucune piste cyclable n’a été ajoutée. Il y a quelques propositions de pistes cyclables, mais il faudra des années et des années avant qu’elles ne soient approuvées, financées et mises en œuvre.

Je prends parfois mon vélo dans le BART (le Bay Area Rapid Transit), l’équivalent de RER à Paris. Les lois ont récemment été assouplies et les vélos sont autorisés dans les wagons.

La région Sud de San Francisco, la région de la péninsule, est également riche pour les cyclistes. Elle peut être très vallonnée le long de la côte. Je n’y fais du vélo qu’occasionnellement. Le Marin County me satisfait.

Scorpius Street : En dehors de la ville, la cohabitation est-elle bonne entre les vélos et les voitures ?

Ron Hirsch : Les vélos et les voitures s’entendent mieux dans le Marin County. Cette région est le berceau du VTT et, parce qu’il y a tellement de vélos là-bas, y compris les résidents locaux , les conducteurs sont généralement conscients de leur présence. San Francisco elle-même a du bon et du mauvais. En général, les voitures traitent bien les cyclistes. Il y a beaucoup de cyclistes urbains qui roulent comme des renégats, on pourrait dire « style cowboy », qui ne suivent pas le code de la route. Cela agace les automobilistes et beaucoup pensent que tous les cyclistes sont ainsi. Mais dans l’ensemble, les choses sont bonnes et s’améliorent. ?Je ne peux pas parler de la situation à l’Est de la Baie ou dans la péninsule.

Scorpius Street : J’aime grimper avec mon vélo. Y a-t-il quelques belles ascensions dans la région de San Francisco ?

Ron Hirsch : La région de la Baie est très vallonnée. Nous sommes en bordure du continent, dans une une partie de la ceinture de feu qui encercle l’Océan Pacifique. Nous avons beaucoup de montagnes crées par nos failles. Les ascensions les plus réputées pour les cyclistes sont le  Mont Tamalpais, dans le Marin County, et le Mont Diablo, à l’Est de la Baie. C’est plus un défi d’éviter les collines que de les trouver.

Scorpius Street : As-tu gravi quelques rues très raides de San Francisco, comme sur Russian Hill ou Nob Hill ? Et si oui, quelles sont tes impressions ?

Ron Hirsch : Dans la ville même, Twin Peaks est centrale, haute, et une montée raisonnable à vélo. J’aime y grimper à vélo de temps en temps. Les vues y sont super quand le sommet n’est pas recouvert par le brouillard. Et c’est presque toujours venteux et froid là-haut. C’est donc un bon endroit pour faire du vélo et repartir rapidement.

Nous avons beaucoup d’autres collines bien connues et moins connues, mais généralement, je les évite. Les rues sont si raides que je ne veux pas les grimper et abimer mes genoux, pour ne pas dire que les ascensions sont tout simplement trop dures. Un de mes amis cyclistes a tracé un itinéraire à travers les collines les plus escarpées de San Francisco et les grimpe en deux jours distincts.

Scorpius Street : Quels sont tes endroits préférés où tu aimes rouler et pourquoi ?

Ron Hirsch : C‘est comme me demander lequel de mes enfants est mon favori. Une des raisons pour laquelle j’aime la région de Marin County, c’est la diversité des terrains et la météo. La région de la Baie a des micro-climats. J’ai souvent quitté ma maison dans le brouillard et le vent, avec une température d’environ 10°C. Seulement à 30 km, à Fairfax, une petite ville nichée entre les collines, le ciel était entièrement ensoleillé, avec un minimum de vent et 27°C. Je prévois souvent mes itinéraires en fonction des prévisions météorologiques.

Une de mes routes favorites est celle longeant la côte au Nord de San Francisco. Le vent est présent, la route monte sur les reliefs et redescend vers la mer, puis s’élève et redescend à nouveau, entre Mil Valley et Stinson Beach. Par temps clair, la vue sur l’océan et les falaises est à couper le souffle. En continuant au Nord, la route est au niveau de la mer sur environ 8 km, du côté de Bolinas Lagoon. Les points de vue sont d’une beauté différente. J’aime rouler vite dans cette partie plane. Ensuite, le terrain change, la température augmente et les collines sont de retour. Je vais jusqu’à Point Reyes Station, une toute petite ville charmante et calme, qui a une pâtisserie Bovine Bakery (une marque connue là-bas). Je reviens par une route plus facile qui passe par le Samuel Taylor State Park, à travers des forêts de séquoias, à côté d’une rivière où le saumon se reproduit.

Aux beaux jours, je choisis des routes adjacentes à la Baie où il fait généralement plus frais avec une petite brise. Un de mes circuits favoris passe par le China Camp State Park, avec des vues sur la Baie qui changent tout au long de l’itinéraire.

Sélection American Version :

Scorpius Street presents an other interview with Ron Hirsch, but an interview about him and biking in San Francisco Bay Area. Ron Hirsch is a cyclist from San Francisco whom I met on Facebook. This interview is going to tell us a little more about him and especially biking in the San Francisco Area.

Scorpius Street : First, can you introduce yourself ? Who you are, where you live in San Francisco, what do you do, Which bike do you ride, etc … in short, everything you want to say about you.

Ron HirschI live in San Francisco, about four blocks from the Pacific Ocean. The Richmond district neighborhood is mostly residential, and I’m right near Golden Gate Park, Ocean Beach, and the Cliff House. When not biking, I can walk on trails adjacent to cliffs which overlook the Golden Gate —the waterway connecting the Pacific Ocean to the San Francisco Bay. It’s a beautiful area.

I’m only 3 miles away from the Golden Gate Bridge, which is great for my biking. I do road biking, on a Specialized Secteur Elite. It’s just an aluminum-framed bike with a carbon fiber fork— a moderate to low-end model. It works just fine for me. I’ve been road biking for two years now. I am 52 years old, and Bikey, Jr. will be two in December.

I live alone, and I have my 85-year-old mom living in San Francisco. I retired from Charles Schwab in the spring of 2012. I was a programmer there for over twenty years. I now have two jobs: taking care of Mom, and bicycling.

I bike three or four days a week on average, on rides between 40 and 80 miles. I am very social and love riding with bike buddy friends. I used to bike alone about twice a week, but now that I’ve met so many people, I almost always have a friend or a small group to ride with, even on weekdays. On weekends, I usually ride with organized groups.

I’m a member of the Different Spokes biking club, and I’m the treasurer. Different Spokes is a 31-year-old club for gay cyclists and their friends. I am also very active with AIDS/Lifecycle (ALC). ALC has several training rides each weekend day. I serve as a Training Ride Leader and bike with ALC at least weekly.

Scorpius Street : The streets of San Francisco and bikes… Is it compatible?

Ron HirschWhen I rediscovered biking as an adult, I was 49 years old, and working in the financial district, which is near the Bay, the eastern side of San Francisco. I had a mountain bike which my company gave me as a gift for 20 years of service. I began bike-commuting across town. There was a lot to learn. City biking is very intense. The streets of San Francisco can be very congested—not like Paris, but busy nonetheless. We have a lot of crazy intersections, where streets change from one-way to two-way, where three streets meet to form mini “etoiles” (stars). The commute seemed somewhat dangerous, but I loved it anyway. The ride was 8 miles and took me 45 – 60 minutes. When I arrived at work i felt wide awake, happy, and stimulated.

We also have a lot of hills in San Francisco. With some studying of bike maps, and experience, I learned routes which avoided most significant hills. Everyone needs to climb some hills in San Francisco, and it became easier the more I rode.

Scorpius Street : Does the city work for the cyclists with some special area or bicycle path ?

Ron HirschSan Francisco has been greatly adding more infrastructure for cyclists. There are bike lanes on a several roads, usually on routes that are used the most. Many other roads are marked with “sharrows” on the pavement. “Sharrow” is derived from “share” and “arrow”. Sharrows alert drivers that bikes may be present and have the right to share the road. They advise bikers that a route is recognized by the City, and they designate approximately where in the lane a biker should ride, clear of the door zone of the parked cars.

There are very few protected bike paths. The San Francisco Bicycle Coalition is fighting for more protected bike lanes.

Scorpius Street : Is it easy to go out of San Francisco, by the South, or the North and East by the two famous bridges?

Ron HirschBicycling outside of SF is very different. I bike almost exclusively in Marin County, which is north of SF. i bike across the Golden Gate Bridge to get to Marin County. Marin County has a lot of undeveloped land, thanks to strict zoning guidelines and a strong sense to preserve natural beauty for the public, for eternity. There are mountain ranges, farm country, bays, lagoons, and small towns. It’s a super great place to ride. I often see wild turkeys and deer, and a variety of birds which hang out in the marsh areas–the salt water marshes.

The East Bay region is accessible by car via the San Francisco Oakland Bay Bridge, but not via cycling. The bridge is actually two bridges, which connect where the roadway touches down on a small island in the bay, Treasure Island. The eastern span is a brand new bridge, fully redesigned and built to modern earthquake safety standards. The new span has a beautiful bike lane and pedestrian walkway, fully separated from car traffic. But the western span was retrofitted–in place– for earthquake safety, and no bike lanes were added. There are some proposals for bike lanes, but it will be years and years before they are approved, funded, and implemented.

I occasionally take my bike on BART, the Bay Area Rapid Transit equivalent of Paris’s RER. They recently relaxed the laws so bikes are allowed on any train car at any time.

The area south of SF, the peninsula area, also has great biking. It can be very hilly, up and down the coastal range. I bike there only occasionally. I am satisfied with Marin County.

Scorpius Street : Outside the city, does the cohabitation between cars and bike is good?

Ron HirschBikes and cars get along best in Marin County. Marin County is the birthplace of mountain biking, and because there is so much biking there, and that includes local residents, the cars are generally aware of cyclists. San Francisco itself is a mixed bag. In general, cars treat bikers well. There are many urban bikers that bike like renegades, one might say « cowboy style”, not following the rules of the road. This leads to car drivers who are annoyed, many of whom just think of bikers as one big monolithic group. Overall, things are good and improving. I can’t comment on the situation in East Bay or on the peninsula.

Scorpius Street : I like to climb with my bike. Is there some nice climbs in the San Francisco area?

Ron HirschThe Bay Area is very hilly. We are on the edge of the continent, part of the Ring of Fire which encircles the Pacific Ocean. We have lots of mountains along with our faults. The most well know climbs for cyclists: Mount Tamalpais, in Marin County, and Mount Diablo, in the East Bay. It’s more of a challenge to avoid hills than to find them.

Scorpius Street : Have you climbed some very steep streets of San Francisco, like Russian Hill, or Nob Hill? And if yes, what are your impressions?

Ron HirschIn the city itself, Twin Peaks is central, high, and a reasonable bike climb. I like to bike to the top, just occasionally. The views are super when the peak is not covered in pure fog. And it’s almost always windy and cold up there. So it’s a good place to bike up, and leave quickly.

We have many other hills, well known and lesser known, but I generally avoid them. The streets are so steep that I don’t want to bike them and stress my knees, not to mention that the climbs are just too damned hard. A bike buddy of mine has mapped out a route of the steepest hills of SF, and biked it over two separate days.

Scorpius Street : What are your favorite places you like to ride and why?

Ron HirschThis is like asking me which of my kids are my favorites. Part of what I love about Marin County is the diversity of terrain, and weather. The Bay Area has micro-climates. I often leave my house in fog and wind, with a temperature of about 50 F. Only 20 miles away in Fairfax, a small town nested between hills, it’s fully sunny, with minimal wind, and 80 F. I often pick my routes based on weather forecasts.

One of my favorites biking routes is along the coastal highway north of San Francisco, The road is windy, and climbs up way high and drops back down to the sea, then up and down again, between Mil Valley and Stinson Beach. On clear days, the views of the ocean and the cliffs are breathtaking. Continuing north, the road is at sea level for about five miles, adjacent to Bolinas Lagoon. The views are a different kind of beautiful. I like to pour on the speed in this flat section. Then the terrain changes, the temperature rises, and the rolling hills are back. I bike to Point Reyes Station, a tiny little town that is charming and relaxed, and have a pastry from Bovine Bakery. I return on an easier route that goes through Samuel Taylor State Park, through redwood groves, adjacent to a stream where salmon spawn.

On warmer days, I choose routes adjacent to the Bay, where it is generally cooler and breezier. One of my favorites circles China Camp State Park, with views of the Bay which change throughout the route.

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