Je suis un citoyen de la Nation Océan

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Le 17 octobre 2015 est née la Nation Océan. Cela s’est passé à La Seyne sur Mer, dans le Var et j’y étais. Cet événement a été initié par l’association The Ocean Nation avec le soutien  des Colibris et de Sea Shepherd. Pour l’occasion, des concerts gratuits ont été organisés. Paul Watson en personne, le fondateur de Sea Shepherd, et Lamya Essemlali, Présidente de l’association Sea Shepherd France, étaient présents lors de l’inauguration de la Nation Océan. Mais qu’est-ce que la Nation Océan ?

natioocean

Cela faisait quelques semaines déjà que l’événement était annoncé sur les réseaux sociaux. Lorsque je l’ai vu, je me suis tout de suit inscrit en tant que citoyen de la Nation Océan et j’ai réservé ma place gratuite pour la journée du 17 octobre 2015. Alors qu’est-ce que la Nation Océan me direz-vous ? The Ocean Nation est une ONG fondée par Olivier Dubuquoy, un géographe et activiste toulonnais et elle est soutenue par Sea Shepherd et Colibris. Olivier Dubuquoy souhaite que l’océan obtienne le rang de Nation à part entière afin qu’il soit reconnu comme un bien commun. «  Personne l’avait revendiqué avant nous. L’idée est un peu folle, mais elle nous paraît un bon moyen de rallier l’opinion publique à cette cause et, nous l’espérons, d’inciter des chefs d’Etat à s’engager» dit-il.

L’océan, l’atmosphère et les autres communs ne sont pas appropriables. L’océan n’est ni public, ni privé, il est vital pour l’humanité. La naissance de cette nouvelle Nation, est une revendication de l’océan mondial au nom de la totalité des citoyens liés par la Déclaration Universelle de la Nation Ocean. La Nation Océan a été fondée par Olivier Dubuquoy, un géographe et activiste toulonnais, et soutenue par Sea Shepherd.

A l’heure où je rédige cet article, se déroule la COP 21 à Paris, une conférence mondiale sur le climat. L’ONG Ocean Nation insiste, entre autres, sur l’importance de l’océan par rapport au réchauffement climatique de la Terre avec, en particulier, son travail sur la captation du dioxyde de carbone. Mais outre ce réchauffement, les ressources qu’il renferme attirent toujours plus. Comme la Déclaration Universelle de la Nation Ocean le dit, l’humanité fait usage de l’Océan mais elle ne le possède pas et aucune partie de cet espace n’est susceptible d’appropriation au profit de qui que ce soit ou de quoi que ce soit.

La Nation Océan demande aussi « l’engagement systématique de poursuites pénales à l’encontre des braconniers de la mer, des entités, légales ou non, à l’origine de pollutions et les acteurs favorisant les prospections illégales».

Cette ONG est lancée alors que de nombreux Etats sont justement en train de vouloir étendre encore plus loin leurs espaces marins, y compris, bien évidemment les fonds marins et leurs richesses en sous-sol… Actuellement, la limite autorisée est de 370 km. La France est d’ailleurs un piètre exemple puisqu’elle vient d’étendre ses droits sur le domaine sous-marin de 579000 kilomètres carrés… De nouveaux coutours publiés au Journal Officiel augmentent ainsi les contours de la Martinique, la Guadeloupe, les îles Kerguelen, la Nouvelle Calédonie et la Guyane.

La Nation Océan a été inaugurée le 17 octobre 2015. Des concerts ont été organisés avec en tête d’affiche Matthieu Chedid. Mais surtout, ce qui m’intéressait le plus, la présence de Monsieur Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd et Lamya Essemlali, la Présidente de Sea Shepherd France. J’avais un livre à leur faire signer et deux textes à leur offrir à chacun, visible sur mon blog : Le Drap rouge et La tristesse d’un monde de silence.

J’étais dans les premiers à entrer après avoir attendu quelques petites heures, mais je ne voulais surtout pas louper la courte séance de dédicaces prévue. Tout d’abord je suis passé par la « case » échange de monnaie, car la monnaie de l’événement était l’Ecume et seule l’Ecume serait acceptée sur les stands de restauration. Matthieu Chedid terminait sa balance. Des animateurs sur des échasses jouaient avec les visiteurs. Les premiers gobelets de boissons bio circulaient. J’avais un peu faim, du coup j’ai pris une crêpe végan… oui car tout est végan ici… Hein ? C’est quoi « végan » ? Le véganisme est en fait un mode de vie où l’on ne consomme aucun produit animal ou issu de leur exploitation. Autrement dit, si je caricature, quelqu’un qui est végan ne mangera pas de pommes de terre qui ont été récoltées à l’aide d’une charrue tirée par des boeufs.

Ceci dit, la crêpe était excellente et je n’ai vu aucune différence avec une crêpe « habituelle ». Avec ma crêpe, je me suis précipité dans la grande tente dédiée à Sea Shepherd, histoire de faire quelques emplettes en attendant l’arrivée des « deux têtes d’affiche Sea Shepherd ». Et c’est Lamya Essemlali qui est apparue la première. Cette fille m’a impressionné. C’est une très jolie femme, souriante, disponible. On a du mal à l’imaginer en « guerrière » prête à donner sa vie face à des baleiniers où massacreurs de dauphins, et pourtant… Quelques mots, la signature du livre relatant l’histoire de Paul Watson et je lui ai donné mes deux textes, qu’elle « lira tranquillement au calme » comme elle me l’a dit. Car en effet, c’est l’effervescence dans la tente et Lamya en personne mettait la main à la pâte.

Paul Watson a fait son entrée peu de temps après, grignotant mètre après mètre, sans cesse arrêté pour des selfies. Enfin  l’heure des dédicaces était arrivée et c’est avec un grand honneur, comme je lui ai dit en anglais, car il ne parle que cette langue, que j’ai reçu sa signature. Je lui ai offert aussi mes deux textes en lui précisant qu’ils étaient en français et que Lamya avait les mêmes et pourrait lui faire la traduction. Mes objectifs étaient remplis, je pouvais maintenant profiter du reste de l’événement, à commencer par un hamburger frites, végan bien sur et pas mauvais du tout.

Sous une tente, une projection de films montrait les fonds sous-marins, la vie qui l’anime, mais aussi les atrocités des hommes, comme ses requins rejetés à la mer sans aileron ni queue… pendant que dehors, les concerts se succèdaient, avec des chanteurs de Tryo, Sound Massilia System. Vers 21h, les grands acteurs de l’événement ont pris la parole, comme José Bové, Olivier Dubuquoy, Sophie Rabhi et bien sur, Lamya Essemlali et Paul Watson. De très beaux discours, engagés, et tellement évidents sur ce que l’Océan est pour l’humain et sa survie. Ensuite les concerts ont repris avec un numéro de funambule et Sergent Garcia et Matthieu Chedid.

Cette soirée réunissant trois milles personnes était très réussie. La Nation Océan venait de naitre et devrait s’amplifier de semaine en semaine. Personne ne l’avait revendiqué avant. Comme le dit Olivier Dubuquoy, « L’idée est un peu folle, mais elle nous paraît un bon moyen de rallier l’opinion publique à cette cause et, nous l’espérons, d’inciter des chefs d’Etat à s’engager ».

Rejoignez vous aussi la Nation Océan en signant la Déclaration Universelle de la Nation Océan.

 

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