La Granfondo Golfe de Saint Tropez 2014

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La Granfondo Golfe de Saint Tropez est un cyclosportive organisée par Sport Communication. Trois parcours sont proposés, une randonnée de 59 km, le parcours Sénior de 136 km et le parcours Master de 179 km. Pour cette édition 2014, je me suis inscrit sur le parcours de 136 km. Ces derniers mois, j’ai travaillé pour cet objectif lors de mes différentes sorties. Mon objectif principal était d’obtenir le Diplôme d’Argent de l’épreuve, et mon secondaire, de finir le parcours à 23 km/h de moyenne. Alors, objectifs remplis ou pas…

granfrondosttrop2014

La cyclosportive la Granfondo Golfe de Saint Tropez s’est déroulée le 13 avril 2014. Le parcours Sénior, sur lequel je me suis aligné, fait 136,21 km pour 2187 m de dénivelé. Au programme des difficultés :

  • Côte de Ramatuelle : 1,9 km à 4,40%
  • Col de Collebasse : 2,4 km à 3,40%
  • Côte du Dattier : 2 km à 3,70%
  • Col du Canadel : 4,3 km à 5,20%
  • Col de Barral (par route des crêtes) : 5,8 km à 4,80%
  • Col du Babaou : 8,6 km à 2,60%
  • Côte des Vaudrèches : 9,2 km à 5,20%
  • Côte de la Garde-Freinet : 7,2 km à 3,30%

Pour ma tranche d’âge, le diplôme d’Or est décerné pour un temps inférieur à 5h12 min, soit 26,15 km/h de moyenne, et le diplôme d’Argent pour un temps inférieur à 6h08 minutes, soit 22,17 km/h. Mon objectif est d’accrocher ce diplôme d’argent, mais vu la difficulté du parcours, ce n’est pas gagné. Mon autre objectif personnel qui, si je l’atteint, implique forcément le précédent, est de finir avec une moyenne de 23 km/h. Après pour ce qui est du classement, peu importe, je m’attends à finir dans le dernier quart.

Dimanche matin, levé à 05h30, le temps de petit-déjeuner et de prendre la route, c’est vers 7 h que je me gare à l’entrée de Saint Tropez sous un ciel couvert. Sur le parking, de nombreux coureurs prépare leur vélo,comme moi, dans une bonne ambiance. En route vers le départ dans la fraicheur matinale, 6 km plus loin sur le port de Saint Tropez. N’est-ce pas merveilleux de se retrouver à vélo sur le port ? Là, nous sommes « stockés » en trois parties, le parcours Master, puis le parcours Sénior et enfin le parcours Randonnée. Les bavardages vont bon train, les regards se portent sur les vélos des uns et des autres. De mon côté, avec mon Btwin Facet 5 et ma tenue « California Republic », je me concentre sur le parcours.

08h05, le départ du Master est donné, et notre gros peloton s’avance sur la ligne de départ. 08h15, c’est parti. Comme dans toutes les cyclosportives, l’allure est très rapide dès les premiers mètres. A froid, ce n’est jamais facile et souvent, on grille une cartouche… Ceci dit, jusqu’au début de la côte de Ramatuelle, mon compteur affiche une vitesse entre 33 et 38 km/h et une fréquence cardiaque relativement élevée pour un début de parcours. La première difficulté se présente au bout de 7 km et permet au long défilé de vélo de se morceler. C’est à ce moment-là que j’entreprends de rouler à mon rythme, histoire de récupérer de ce chaud début de course. Déjà certains coureurs font demi-tour, à pied, l’un pour un dérailleur cassé, l’autre pour un cable coupé.

La montée sur le Col de Collebasse n’est pas difficile et se passe sans accroc. La descente qui suit nous emmène vers le bord de mer et Cavalaire. Je me retrouve seul sur le bord de mer, mais je peux voir quelques vélos devant moi, quant à derrière, je ne sais pas puisque je ne me suis pas retourné. Dans la côte du Dattier, à la sortie de Cavalaire sur mer, je rejoins une hollandaise qui roule tout en puissance. Nous nous relayons deux fois puis elle lâche prise. Dans la descente, un groupe d’une dizaine de vélos me rattrape. Je les laisse filer, mais dans la première moitié du Col du Canadel je rattrape tout ce beau monde, et d’autres encore un peu plus loin. Du coup, j’aborde les pentes de la route des crêtes vers le Col de Barral tout seul avec une moyenne affichée sur le compteur de 27,2 km/h… Je suis pour l’instant largement en avance sur mes prévisions, mais je sais que le plus dur reste à venir.

Sur les hauteurs surplombant la mer, malgré les nuages, la vue reste belle. La partie descendante de la route des crêtes est plutôt dangereuse, car le revêtement est mauvais. Mais très vite, j’arrive au pied du Col du Babaou que je grimpe à un rythme régulier. Là encore, je rattrape cinq ou six concurrents, mais personne de la cyclosportive ne me rattrape. J’ai enfin réussi à lacher le groupe ^^ Du coup, je fais la descente du Babaou, plus vite que d’habitude et après une courte pause ravitaillement à Collobrières, j’aborde l’ascension la plus difficile du parcours, la côte des Vaudrèches reliant Collobrières à Notre Dame des Anges, enfin juste en-dessous…

La route est étroite, le revêtement n’est pas génial et de nombreux débris de bois et de pierre et de poussière jonchent le milieu de la route. La montée est difficile, très difficile avec des passages à plus de 10%. A 3 km du sommet, une petite descente permet de se ressourcer un peu. L’ascension me permet de grappiller encore deux places, mais cela a peu d’importance, ce que je vois c’est que ma moyenne baisse fortement, 22,1 km/h au sommet. Du coup, là encore je fais la descente, comme on dit dans le jargon cycliste. Autrement dit, je n’hésite pas à rouler vite. Mais la descente du Col des Fourches vers Gonfaron est terriblement dangereuse. Le revêtement est vraiment pourri, il n’y a pas d’autres termes. Ca vibre énormément, ça saute. Mais je sais mon vélo solide et mes roues aussi. Après quelques légères frayeurs, j’atteints enfin la route des Mayons déjà plus agréable. Toujours aucun vélo, ni devant, ni derrière… Ah ben si, voilà qu’on me rattrape, j’entends un souffle féminin derrière moi. Et à nouveau la hollandaise prend un relai… ah non… elle me passe à son rythme, mais je ne la suis pas de peur de m’exploser. Sacré bonne femme.

Juste au pied de la Côte de la Garde-Freinet et son super revêtement, deux cyclistes me rattrapent, dont un qui coincera plus loin et que je redoublerai. Mais un groupe de trois autres me doublent et me laissent sur place. Ceci dit, je suis content de ma dernière montée. J’ai mal aux jambes, mais le moral et la volonté m’aident. Dans la tête je me dis « allez… ne lâche pas… c’est la dernière ». Et je ne lâche pas, et je reprends même une petite forme dans la deuxième partie pour finir au sommet avec une moyenne de 22,3 km/h…

Du coup, là encore, je fais la descente vers Grimaud. Grand plateau, bien évidemment, et j’y vais. ma moyenne monte. Les derniers kilomètres sur le plat sont avalés à un bon rythme, malgré des jambes dures lors de relance. Lorsque je franchis la ligne d’arrivée, au pied de Gassin, mon compteur affiche un temps de 5h57’36 », soit 22,9 km/h. Je me dis que le diplôme d’argent devrait être dans ma poche. Et en effet, le temps officiel est de 6h02’36 » pour 22,5 km/h. Cette différence s’explique par deux pauses pipi et un arrêt ravitaillement. 5 minutes tout rond… j’aurais voulu le faire exprès que je n’aurais pas réussi ^^

L’organisation et la sécurité aux carrefours étaient très bonnes. Des motos arpentaient la course pour déceler tout problème. A l’arrivée, c’est la Paella party. Encore une fois, excellente cette paella.

Bien que je sois loin dans le classement, 366ème sur 410 coureurs qui terminent la course (beaucoup d’abandons), je suis très content de ma performance. Certes, je n’ai pas atteint les 23 km/h, mais bon, je ne vais pas chipoter à 0,1 km/h près non ? D’autant plus que je récupère très vite. Le lendemain, déjà plus aucune courbature…

Retrouvez des photos de la Granfondo Golfe de Saint Tropez dans ma galerie photos

 

 

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