Le tournage d’un film sur l’identitovigilance, une jolie expérience

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Un film de sensibilisation à l’identitovigilance a été créé par le Centre Hospitalier de Hyères en collaboration avec d’autres hôpitaux locaux. Sorti le 19 avril 2012 il est destiné à sensibiliser le personnel hospitalier, de l’accueil du patient à ses différents soins, ainsi que le patient lui-même et sa famille quant à la précision des informations données lors de l’entrée à l’hôpital sur son identité. Entièrement réalisé, filmé et joué par des agents hospitaliers, dont je fais partie, le film est projeté dans les hôpitaux locaux et d’autres établissements de santé en France.

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Pourquoi ce film ?

Avant de parler de mon expérience en tant qu’acteur, je dois d’abord poser les fondements du film. L’exactitude de l’identité d’un patient, de son nom à sa date de naissance est primordiale pour son suivi. Une simple erreur d’identité et c’est peut-être un résultat de laboratoire inversé avec un autre patient, par exemple. L’objectif de ce film intitulé : Mon nom est personne est donc de sensibiliser le personnel hospitalier, de l’hôtesse d’accueil enregistrant l’arrivée du patient, à tous les autres rouages d’un hôpital, infirmière, laboratoire, radio etc…

Lorsqu’en décembre 2011 on m’a demandé si je voulais bien jouer dans ce film, connaissant mon goût du théâtre, j’ai tout de suite accepté. Après plusieurs réunions, les deux scénarios des courts métrages sont décidés, tous les deux inspirés de faits réels.

L’histoire

La première histoire relate une confusion de patients dans une chambre à 2 lits qui se terminera par un scanner du mauvais patient. La 2ème histoire, sur laquelle je vais m’attarder puisque c’est ici que j’interviens, raconte la venue d’une patiente qui a fait un malaise. A son arrivée aux urgences de l’hôpital elle se fait enregistrer sous son nom de jeune fille puis subit divers examens, comme prise de sang et radio pulmonaire. Lorsque son mari arrive aux urgences, affolé, pour demander des nouvelles de son épouse, on ne trouve aucune trace de sa venue… et pour cause, il a donné le nom marital de son épouse… Résultats… un technicien de laboratoire et un radiologue qui trouvent étrange les résultats de cette patiente, veulent en faire part au médecin urgentiste qui l’a prise en charge… manque de bol, celui-ci est parti en SMUR sur un accident… et qui c’est qui a repris ses patients ? Bah c’est moi justement ^^

Voilà, l’histoire est posée. J’y ai donc joué le rôle du médecin des urgences qui a repris les dossiers de celui parti sur l’accident.

Mon expérience

Le scénario nous a été très vite donné ainsi que nos textes. J’ai ainsi commencé à apprendre mes répliques, mais comme me le disait Luc Mignon, un des réalisateurs du film, il faut donner du naturel aux dialogues. Je me suis donc plus concentré sur ce que disaient mes dialogues plutôt que sur les phrases elles-mêmes afin de ne pas « réciter » un texte. Autant au théâtre on doit être fidèle au texte, autant là, c’est à ce que racontent les phrases qu’il faut être fidèle.
Autre grosse différence avec le théâtre, ce sont les séances de tournage qui ne suivent pas l’ordre de l’histoire.  J’ai tout d’abord tourné sur une des dernières scènes où j’apparais avec l’hôtesse d’accueil, puis sur les autres.

Avant d’attaquer cette nouvelle expérience, j’avais deux « angoisses ». La première c’était d’ignorer les deux caméras braquées sur moi, comme me l’ont bien dit Luc Mignon et Jean-Pierre Rizzo, les réalisateurs. La deuxième, c’était d’arriver à me mettre dans la peau d’un personnage directement dans une action, en l’occurrence ce médecin des urgences.

A ma grande surprise, dès la première scène, j’oublie complètement la présence des caméras… Sans aucun doute l’expérience du théâtre qui joue en ma faveur… je me mets dans mon rôle. J’ai décidé que mon médecin urgentiste serait sur les nerfs, grosse journée, fatigue, énormément de boulot. C’est ainsi qu’avant chaque prise je me préparais et que je me suis mis dans ce rôle d’un médecin « agacé » par ces problèmes de patients qu’on ne trouve pas.

Les trois scènes furent rapidement tournées finalement, et j’ai totalement oublié les caméras… enfin presque puisqu’à un moment j’ai décidé de jouer avec l’une d’entre elles… ce qui a bien plus à Luc Mignon d’ailleurs puisqu’on verra cela dans le film. Chaque prise était faite en deux fois. Une fois, l’une des deux caméras prenait un plan large pendant que l’autre faisait un plan rapproché et vice-versa.

J’ai essayé de faire de mon mieux. Avant de commencer, j’avais peur de manquer de naturel devant les deux caméras et la perche son, mais finalement, je suis plutôt content de ma prestation, je dois l’avouer ^^

Une fois le tournage terminé, Luc et Jean-Pierre ont passé des heures à regarder les rushes et faire le montage du film. Le résultat est excellent 🙂

Je remercie Luc Mignon qui a accepté très gentiment de publier sur Youtube uniquement l’histoire où j’apparais. Je vous laisse maintenant regarder la vidéo. Celle-ci dure 7’28. Je ne vous présente ici que l’histoire dans laquelle j’apparais, autrement dit le 2ème scénario. Pour les pressés… sachez que j’apparais à partir de 4’51 mais qu’il n’y a aucun intérêt à passer ce qu’il y a avant pour le bien être de l’histoire 😉

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