Souvenirs : Quand Scorpius s’appelait Pantascuevas

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En 1992, je débarque à Toulon, du côté de la base sous-marine où quelques-uns de mes collègues marins faisaient du vélo. En 1995, je lance l’idée d’effectuer des sorties vélo lors des heures sports du lundi matin. C’est ainsi que tous les lundis matins, nous partons tranquillement pour un petit parcours, environ 30 km, vu le temps qui nous était imparti. Mais quelque soit le parcours, il y avait une côte et un classement au sommet, histoire de « se tirer la bourre » sur quelques kilomètres. Alors,me direz-vous, quel rapport avec « Pantascuevas » ? j’y viens…

pantascuevas

Lors de cette année 1995, le combat fut rude entre Jean-Daniel, qu’on surnommait déjà « Miguel », en référence à Miguel Indurain, pour sa puissance lors des ascensions, toujours assis sur la selle et moi-même. Dans les côtes c’était un mano mano entre nous, mais très vite je prenais le dessus. Je me souviens, entre autres, de cette montée vers Notre Dame du Mai, près de la Seyne sur Mer, où j’effectuais un premier démarrage très violent, me rasseyais, pour récupérer un tantinet, puis un deuxième et troisième démarrage, toujours aussi violents, lâchant ainsi mes compagnons. Jusqu’à l’arrivée, au sommet, le rythme de pédalage était élevé et très intensif. Au sommet, « Miguel » dira : « Oh ! t’as fait ton Pantani là« . Du coup, on m’affubla du pseudonyme de Marco, pendant quelques petites semaines, jusqu’à ce que « Jaja », oui… un autre cycliste, Henri, qui devait ce surnom à sa ressemblance physique avec Laurent Jalabert. Jusqu’à ce que Jaja donc, en regardant un magazine sur le cyclisme, se mit à rigoler : « Hé, y a notre Marco en photo ! » En réalité, c’était une petite moquerie en rapport avec ma coupe de cheveux plutôt dégarnie… En photo, il y avait le coureur français Armand de Las Cuevas, même coupe de cheveux..

C’est ainsi que notre « Jaja » trouva tout naturel de m’appeler Pantascuevas, mixage entre Pantani et de Las Cuevas.

C’est sous ce nom que je remportais le trophée du meilleur grimpeur du CIRA (l’unité où j’étais basé), en 1995, puis en 1996, affichant de belles victoires amicales, comme celles du Mont Faron (j’ai les films, mais ils sont en VHS pour l’instant…), ou encore dans le Col du corps de Garde où je crois avoir effectuer le plus gros démarrage à la « Pantascuevas » dans le premier kilomètre.

Voilà, vous savez tout maintenant ^^

Pour terminer, je reprendrais une recette de « comment faire un bon Frétard (c’est mon nom de famille pour ceux qui ne me connaitraient pas), issue d’un magazine trimestrielle publiée dans mon unité à Toulon, dans lequel on pourra constater que d’autres surnoms m’ont été donnés :

« Prenez un coureur dégarni sur le devant et un casque bleu afin qu’il ait un petit air de De Las Cuevas. Arrangez-vous pour qu’il porte des démarrages fulgurants, pour faire croire que c’est Pantani. Décorez-le avec des vêtements multicolores, de sorte qu’on puisse l’appeler « la luciole » et vous aurez un bon Frétard. Encore un petit conseil pour les perfectionnistes, ajoutez une pointe de lunettes de mouches bleues afin qu’il ait un petit air de Baldato et alors là, personne ne pourra vous contester qu’il s’agit d’un vrai Frétard.« 

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