Souvenirs théâtre : Coco et Toto, les îles britanniques

FacebookTwitterGoogle+

Début 2010, l’association Vanikoro et son atelier théâtre, ont organisé un spectacle intitulé « Remue-Ménages », dans lequel des extraits de pièces de Feydeau ou Courteline, voire même des piècettes,  ont été présentés. J’ai participé à trois d’entre eux. Mais je commencerais aujourd’hui à évoquer le plus cours des extraits issus de Coco, Coco et Toto de Georges Courteline, dans lequel je joue Toto.

coco

Nous avons adapté cette scène en présentant un Toto pas très futé, gigolo d’une chanteuse de cabaret, Coco. L’histoire est courte et simple, dans un magazine, Toto voit un article qui parle des Iles Britanniques et lance à Coco :

– « Dis-donc Coco, une île britannique, qu’est-ce que c’est ?« 

Coco essaie bien de lui faire comprendre ce que c’est, mais Toto ne comprend rien et surtout ne la croit pas et pense que Coco se fout de lui, je cite :

– « Ne te paye donc pas mon visage, s’il te plait.« 

Durant les cours, j’avais tester différentes manières d’aborder le personnage de Toto, du bourru au très efféminée. Finalement c’est dans la peau d’une espèce de gigolo peu cultivé que j’ai fini. Lors d’un cours, je suis parti, en délire en arrivant sur la scène en mimant le personnage en train de se regarder, contempler, dans un miroir, s’assurer que ses fesses sont bien fermes, ses muscles bien formés. Tout le monde a ri, et la prof a tout de suite validé.

Voilà comment j’arrive sur la scène, alors que Toto jouant du boa à plumes chantonne, avec une démarche un peu à la Aldo Maccionne, et vais me planter devant un miroir, lissant mes sourcils dans le bon sens, vérifiant ma coiffure… mes abdos, mes fesses. Ensuite, sur le devant de la scène je me suis mis à jouer avec le public, très réceptif, en montrant mes biceps dans plusieurs positions avant d’aller m’asseoir à côté de Coco et d’ouvrir un magazine pour hommes.

Lorsque Coco me décrit les Iles Britanniques, je l’écoute, très attentivement, mais je ne comprends rien. Du coup, elle prend un lourd Atlas afin de me prouver que l’Angleterre est bien une île. Mais là, à coup de mimiques, telles que j’aime en faire, je m’étonne, regarde sous l’Atlas… et :

– « Une île. comment ça se fait que ça ne se tire pas des pieds ? Ça devrait se tirer des pieds, pourtant, puisque ça n’est pas attaché. »

Vous voyez le niveau du gars… Du coup, Coco abandonne et se lance dans un délire sur les ancres. Cette scénette se terminera pas le départ, bras dessous, bras dessus, de ce couple particulier.

De toutes les représentations que j’ai faites jusqu’alors, c’est sans aucun doute celle-ci qui m’a donné le moins de stress. J’étais même très détendu. Sans doute parce que mon texte était parfaitement su et parce que c’était une très courte scène.

 

La galerie photos de ce scénette est visible dans la galerie « mon côté acteur » : Coco, Coco et Toto de Courteline – 2010

 

vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Social Media Icons Powered by Acurax Web Development Company
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});