Visite du navire Sea Shepherd : le Brigitte Bardot

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Mi-décembre 2015, le Brigitte Bardot, navire de l’ONG Sea Shepherd, fait une escale hivernale à Marseille. A cette occasion, deux journées « portes ouvertes » ont été organisées les 19 et 20 décembre… Comment aurais-je pu faire autrement ? J’y suis allé et je vais maintenant partager avec vous cette rencontre avec le Brigitte Bardot, des membres de Sea Shepherd Marseille et de l’équipage du navire…

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Lorsque j’ai vu l’annonce sur Facebook, je me suis dit que l’occasion était trop belle de rallier Hyères à Marseille pour une visite du Brigitte Bardot. Avec quelques paquets de pâtes dans mon sac, pour en faire don à l’équipage, je patiente tranquillement dans la petite file d’attente qui s’étire devant le navire. Comme moi, beaucoup de gens amènent des denrées dont l’équipage aura besoin, sachant qu’une liste avait été diffusée sur Facebook, car il ne faut pas oublier que les membres de Sea Shepherd sont végans. Le Brigitte Bardot est un navire de reconnaissance et d’interception rapide. Il a d’ailleurs battu le record du monde du tour du globe en 74 jours en 1998, depuis battu par l’Ady Gil en 2008, autre navire de Sea Shepherd. Il peut atteindre près de 50 km/h, ce qui ne parait pas énorme en voiture, mais l’est sur mer. Sa vitesse lui permet de rallier rapidement un point d’affrontement, d’aller plus vite que les baleiniers et donc de pouvoir se placer entre eux et les baleines.

Le Brigitte Bardot est à quai le long du musée moderne Mucen. D’une longueur de 35 m, le trimaran impose par sa silhouette profilée et guerrière. Sur la coque, à la proue, un dessin représente sans aucun doute notre Brigitte Bardot nationale tenant un trident dans une main et fendant l’air de l’autre, tel Superman, mais cette fois-ci avec une cape aux couleurs de Sea Shepherd. La silhouette du navire est à l’image de notre star dans ces jeunes années.

C’est enfin à mon tour de monter à bord par l’étroite passerelle avec un petit groupe, 10 personnes maximum. Comme me le dira un peu plus tard une membre de Sea Shepherd Marseille, nous avons de la chance, car ce « guide » a déjà fait une campagne du côté des iles Feroes et son expérience est un plus indéniable. La visite commence par une halte sur le pont qui est aussi un point de rassemblement en cas d’événement nécessitant ce rassemblement. C’est ici aussi, sur l’arrière, que se trouve une entrave d’hélice destinée à bloquer les hélices des baleiniers et les contraindre à un arrêt. Notre guide nous fait un petit historique, nous informe que le navire a un équipage de six personnes et nous rappelle qu’avant d’être le Brigitte Bardot, le navire était le Gojira, ce qui signifie Godzilla en japonais. Mais ce nom fut abandonné par Sea Shepherd, car les japonais réclamaient un prix pour la licence du nom… car oui, Gojira est une marque déposée là-bas. Comme il était hors de question de payer une licence avec l’argent des donateurs, le nom de Brigitte Bardot fut choisi, cette star et protectrice assidue des animaux étant une amie de 40 ans avec Paul Watson, Monsieur Sea Shepherd. A noter que le navire bat pavillon australien.

La suite de la visite nous amène dans la passerelle supérieure, située donc en hauteur. De ce poste, on a une vue à 360° sur le navire. C’est sur cette passerelle que le Capitaine du Brigitte Bardot dirige les manoeuvres lors des affrontements. A quai, il y a toujours un membre d’équipage de veille, sauf le temps de ces portes ouvertes. La veille est importante. Certes, comme le précise notre guide, contrairement à ce que certains pourraient penser, le navire est bien accueilli à Marseille et la veille est de routine. Mais lorsque le Brigitte Bardot est à quai dans certains endroits, comme les iles Feroes par exemple, ce poste de veille devient très important. Comme nous raconte notre guide, qui a justement fait une campagne dans ces iles là, les féringiens ont tout tenté pour monter à bord. Ils ont coupé les amarres aussi. Enfin, chose qui parait plus surprenante, ils « harcelaient » l’équipage… enfin ils pensaient les harceler, en les prenant sans cesse en photo. Notre guide se demande si, dans ces iles, le fait d’être pris en photo est dérangeant…

Nous sommes ensuite descendu un peu plus bas dans la passerelle principale où nous avons encore reçu quelques anecdotes vécues au sujet du Grind (massacre de dauphins globicéphales). Tout comme dans celui du haut, le poste est composé d’un gouvernail et divers instruments destinés à la bonne marche du navire. C’est sur cette passerelle que les officiers se relaient lors de la navigation « plus standard ».

La suite de la visite nous emmène plus bas et vers la poupe du navire,  vers le bureau et les parties communes. Dans le bureau on trouve le coin des cartes pour le tracé des routes mais aussi un ordinateur et des outils de communication, radio, téléphone sattellitaire qui permettent de communiquer directement avec Paul Watson lors des campagnes, d’envoyer des fichiers aux médias…

Les parties communes, outre les « chambrées » et toilettes, proposent bien évidemment un coin cuisine et le mess de l’équipage où celui-ci peut se détendre un peu, manger, lire…

Enfin, nous accédons à la plage arrière où trone un jet-ski. C’est de cet endroit que la plupart des actions sont lancées, comme la fameuse entrave d’hélice par exemple, ou la mise à l’eau du Jet-ski pour s’interposer entre bateaux et dauphins.

La fin de la visite nous ramène sur le pont de rassemblement où l’on peut enfin acheter quelques souvenirs ou faire des dons.

Cette rencontre avec les membres de Sea Shepherd Marseille et une partie de l’équipage du Brigitte Bardot a été un grand moment. L’accueil, la passion, les sourires… Un grand merci pour le partage, les anecdotes, le vécu dans les iles Feroes.

 Voir la galerie photos de la visite du Brigitte Bardot

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